Reste avec moi de Ayobami Adebayo

2–3 minutes

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Ce qui est certain, c’est que ce livre donne envie de tourner les pages pour suivre l’intrigue ! Il est plein d’histoires en suspens et de rebondissements, c’est certainement ce que j’ai le plus apprécié. 

Yejide et Akin vivent une belle histoire d’amour suite à leur coup de foudre. Ils se marient, mais Yejide n’a toujours pas d’enfant après plusieurs années de vie commune. La pression familiale est telle qu’Akin accepte de prendre une deuxième femme censée lui donner un enfant. 

Akin m’a agacée. Son manque de courage face à la pression familiale est difficile à regarder en face. Mais cela le rend humain, ses failles le rendent crédible, son personnage paraît vraisemblable. J’aime lire des histoires avec des personnages loin de la perfection, qui ressemblent aux humains que l’on croise dans la vraie vie. En revanche, sans dévoiler l’intrigue, j’ai parfois trouvé la naïveté de Yejide excessive, au point de me sembler peu vraisemblable par moments.  

Le roman aborde des thématiques variées telles que : l’amour, la fidélité, la polygamie, la stérilité, la somatisation, le deuil, la jalousie et d’autres que je ne peux citer pour ne pas spoiler. 

Il soulève des questions et sujets de société importants : 

  • Doit-on céder à la pression familiale ?
  • Peut-on être heureux sans enfant ?
  • Pourquoi est-ce toujours la femme qui est soupçonnée d’être stérile ? 
  • Jusqu’où peut-on aller pour avoir un enfant ?
  • Pourquoi fait-on des enfants ?
  • La paternité est-elle seulement un fait biologique ?
  • Est-ce que les actes considérés comme immoraux peuvent être compréhensibles voire pardonnables dans certains contextes ?
  • Peut-on se préparer mentalement au pire afin de moins souffrir ? Est-ce que cela fonctionne ?

La plume est simple, ce n’est pas la prose qui transporte, c’est l’histoire, l’intrigue, les émotions brutes.

“Les raisons pour lesquelles nous accomplissons certains actes ne sont pas toujours celles dont les autres se rappelleront. Parfois, je me disais qu’on avait des enfants parce qu’on voulait laisser derrière soi quelqu’un qui puisse expliquer qui nous étions une fois que nous ne serions plus là.”

Et toi, as-tu déjà ressenti cette pression, familiale ou sociale, qui pousse à des choix que l’on n’aurait jamais imaginé faire ? C’est exactement ce que ce roman réveille. Je serais curieuse de lire tes réflexions en commentaires.

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